Le métier de diététicien-ne

Lisez nos brochures (FA et I) et dépliants (F, A et I) pour savoir qui sont les diététicien-ne-s reconnu-e-s légalement, où et comment ils/elles travaillent, et quelles sont leurs compétences.

 

Formation initiale

Selon l’article 50a de l’OAMal, les diététicien-ne-s ont obtenu un diplôme de Bachelor en Nutrition et diététique dans une haute école spécialisée suisse reconnue et portent le titre académique officiel BSc Nutrition et diététique ou celui de diététicien-ne dipl. ES, titre de l’ancienne formation qui était auparavant décerné dans les trois écoles supérieures reconnues de Zurich, Berne et Genève.

Ces études de plusieurs années se passent pour les deux tiers dans une haute école spécialisée et pour un tiers en modules pratiques.

La partie théorique englobe les domaines :

  • biochimie et anatomie,
  • législation sur les denrées alimentaires et technologie alimentaire,
  • travail scientifique,
  • thérapie nutritionnelle et diététique de différents groupes de population, fondée sur les données probantes,
  • médecine,
  • promotion de la santé et prévention,
  • psychologie, méthodologie/didactique et conduite d’entretiens.

Ces bases sont approfondies durant les études à l’occasion de plusieurs modules pratiques au sein de divers lieux de pratique (hôpitaux, cabinets, industrie, promotion de la santé, etc.).

 

Fournisseurs de prestations à la charge de l’AOS

 Les diététicien-ne-s reconnu-e-es légalement sont autorisé-e-s, selon l’ordonnance sur l’assurance-maladie (art. 46 et 50a OAMal), à fournir des prestations selon l’ordonnance sur les prestations de l’assurance des soins (OPAS, art. 9b).

Il y a prestation médicale indiquée en cas de :

  • troubles du métabolisme,
  • obésité des adultes (indice de masse corporelle de plus de 30) et comorbidités causées par le surpoids ou combinées à ce dernier,
  • obésité des enfants et adolescents (indice de masse corporelle > 97e percentile). Ou indice de masse corporelle > 90e percentile et comorbidités causées par le surpoids ou combinées à ce dernier, selon l’annexe 1, chapitre 4 OPAS,
  • maladies cardio-vasculaires,
  • maladies du système digestif,
  • maladies des reins,
  • états de malnutrition ou de dénutrition,
  • allergies alimentaires ou réactions allergiques dues à l’alimentation.

 

Autres domaines d’activité hors AOS

En raison de leur formation initiale suffisamment large et fondée, longue de plusieurs années, les diététicien-ne-s reconnu-e-s légalement n’œuvrent pas uniquement dans le domaine « clinico-thérapeutique » susmentionné (hôpitaux, cabinets, cliniques et réadaptation), mais ils/elles interviennent également dans les domaines de la promotion de la santé (p. ex. au sein de la Société Suisse de Nutrition ou dans des institutions telles que Promotion Santé Suisse), de la prévention (p. ex. dans les cantons ou auprès d’institutions telles que l’Association Suisse du Diabète ou encore à titre indépendant dans la promotion de la santé en entreprise), de la recherche et de la formation (p. ex. au sein des hautes écoles spécialisées), de la restauration collective (p. ex. Fourchette Verte) ainsi que dans le domaine de l’industrie alimentaire ou pharmaceutique (p. ex. chez Proviande ou auprès d’entreprises telles que Oswald, Coop, Nestlé, etc.).

 

Les membres de l’association professionnelle : « diététicien-ne-s ASDD »

L’ASDD regroupe depuis 1942 les diététicien-ne-s reconnu-e-s au titre de l’art. 50a OAMal. Avec plus de 1000 membres, elle représente à elle seule près de 80% du groupe professionnel. Ses membres suivent toutes et tous, outre la formation initiale commune, les exigences de qualité suivantes :

  • Respect du code de déontologie et du code d’éthique professionnelle
  • Respect de l’assurance qualité convenue avec santésuisse, qui exige notamment une formation continue constante
  • Orientation selon une conception du conseil nutritionnel et diététique fondée scientifiquement et conforme aux recommandations nutritionnelles et diététiques reconnues aux niveaux national et international. Celle-ci comprend également le travail axé sur les processus, conformément au standard appliqué au niveau international, à savoir le processus de soins en nutrition.

L’ASDD se porte ainsi garante de la « conformité légale selon les dispositions de l’art. 50a OAMal », et a, à ce titre, créé le label protégé de « diététicien-ne ASDD », qui ne peut être porté que par ses membres. Ce label est enregistré au Swissreg (Institut fédéral pour la propriété intellectuelle IPI) et protégé en conséquence. Nous gagnons ainsi en transparence et plus rapidement en reconnaissance auprès de médecins, employeurs et autorités administratives mais aussi auprès des patientes et patients.

Vous trouverez des informations complémentaires sur la profession dans nos statistiques professionnelles.